LA GAZETTE DE GREENWOOD
     n° 9

 SOMMAIRE  :

1 - résultats des Handy Award 99
2 - Jam session à Hambourg: Buddy Guy, Susan Tedeshi et Keb Mo !!!
3 - Dis Papy, qu'est-ce qu'il faut que j'achète comme disques de blues??
4 - CIGALE Blues
5 - Histoire d'une soirée BLUES,  ou : Comment monter un concert grace à Internet
6 - Hommage au Country Blues
7 - Boeuf au St Louis: ça a chauffé!!
8 - Un article sur le Blues du Delta dans un grand quotidien régional
9 - Débat: Le Blues anglais est-il mort ?
10 - les GROUNDHOGS: le retour du British Blues
11 - La  route du blues est sur le Web!!
 



Résultats des Handy Award 99

Date: Lundi 31 Mai 1999
De: "jocelyn richez" <jrichez@hotmail.com>

voici les résultats des Handy Award 99 (il y en a un qui va être content puisque Robert Lockwood a gagné !):

Blues Entertainer of the Year - B.B. King
Blues Band of the Year - Rod Piazza and the Mighty Flyers
Contemporary Blues Album of the Year - B.B. Kinb Blues on the Bayou
Contemporary Blues Female Artist of the Year - Susan Tedeschi
Contemporary Blues Male Artist of the Year - Keb Mo
Best New Blues Artist - Susan Tedeschi
Blues Song of the Year - Soon As I Get Paid Keb Mo
Instrumental:
Other - Gatemouth Brown
Harmonica - Charlie Musselwhite
Keyboard - Pinetop Perkins
Guitar - Ronnie Earl
Bass - Willie Kent
Drums - Willie Big Eyes Smith
Soul Blues Album of the Year - Etta James Life, Love and The Blues
Soul Blues Male Artist of the Year - Bobby Blue Bland
Soul Blues Female Artist of the Year - Etta James
Acoustic Blues Album of the Year - Rory Block Confessions of a Blues Singer
Traditional Blues Album of the Year - Robert Lockwood, Jr. I Got to Get Me a Woman
Acoustic Blues Artist of the Year - Keb Mo
Traditional Blues Female Artist of the Year - Koko Taylor
Traditional Blues Male Artist - of the Year - Robert Lockwood, Jr.
Comeback Album of the Year - Peter Green Robert Johnson Crossroads -
Re-Issue Album of the Year - Luther Allison Hand Me Down My Moonshine -
Most Deserving Wider Recognition - W.C. Clark

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Jam session à Hambourg: Buddy Guy, Susan Tedeshi et Keb Mo !!!
 
 

Date: Mardi  1 Juin 1999
De:  "falcao Maaouni" <slowhand@citeweb.net>
 

Chers amis,
j'ai eu la chance hier d'assister à Hambourg (Allemagne) à un OpenAir-Blues de trés grande qualité. Concert qui a duré plus de 5 heures, avec 3 artistes exceptionnels:

SUSAN TEDESCHI a montré la couleur: une trés belle femme qui a une voix rare et un jeu de guitare qui n'a d'égal que son sex-appeal. Je ne voudrais pas être sexiste, mais ce fut un régal de la voir, l'entendre, la vivre en cet aprés-midi de printemps!

Ensuite, entrée sur scéne de KEB-MO avec sa session accoustique. Pas grand chose à dire dessus, c 1 artiste dejà bien confirmé, bien professionnel, qui a su nous "transporter" au Delta juste aprés qlq notes grattées sur sa guitare accoustique.

Puis le Hit de la journée: Pas moins que Mister BUDDY GUY !!!!!!!!!!!!! Du tonerre! Du jamais vu!! Egal à lui même.... rien que tout ca!!
Bref, il était bien inspiré (surtout quand on voit la bouteille de Cristal pleine de Bourbon qu'il ingurgite comme son elixir de jouvence!). Le mec a
64 ans, et dans sa salopette en Jean, c'est un jeunot qui nous a mis le feu!
Il pousse le culot (comme toujours) jusqu'à imiter le jeu de guitare de JL.Hooker, de S.R. Vaughan, Muddy Waters, Clapton et Hendrix!!
avec sa Strato au son unique il les jouait tous! Il etait tellement "gai" que parfois il oubliait de terminer qlq morceaux, et se permettait des
balades dans le public avec des solos extra... il a sorti un Set-List des annés '80 oubliant la promotion de son derneir album. Le Tout rien que pour le plaisir.
Cerise sur le gateau, SUSAN l'a rejoint et là on jugulait ;) vraiment !
Puis Keb Mo aussi, dans une jam session inesperée!

Je ne me suis pas encore remis de mes émotions, 2 jours aprés, même si je les avais vu séparement bien souvent. car ce fut un apres-midi magique.

Voilà. ;-)

cordialement,
falcao.

PS: les Awards recoltés par Tedeschi et keb Mo ne sont pas volés!!
et le CD de Buddy Guy et JUNIOR WELLS mérite bien qlq chose!!
Selon les dires de B. Guy sur scene, il va sortir 1 CD avec Susan prochainement... à suivre.

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Dis Papy, qu'est-ce qu'il faut que j'achète comme disques de blues??
 

NDLR: Le titre de cet article est un clin d'oeil, car le Papy qui répond ici au dénommé "Mathieu" est âgé de 24 ans!!

  Date:Mardi  1er  Juin 1999
  De:  Olivier Duvignac <oduvignac@INFONIE.FR>
 

Salut Matthieu!

Je vais te donner quelques références personnelles pour se constituer une petite discothèque blues de base, pour commencer, car le genre est vaste et recèle d'innombrables trésors...
Pour ma part, je suis assez partisan de débuter par le commencement, c'est à dire du country-blues acoustique, puis évoluer au fur et à mesure des styles... Mais ça peut-être un peu difficile au début, donc, la régle de base est surtout de se faire plaisir avant tout!!!
Si tu veux du blues récent, il y a quelques incontournables, mais tu auras sûrement d'autres suggestions:
    - Stevie Ray Vaughan évidemment
    - The Fabulous Thunderbirds, le groupe de son frangin Jimmie Vaughan, et ses albums solos
    - Les vieux ZZ Top (Tres Hombres, Deguëllo...)
    - Duke Robillard
    - John Hammond Jr, un maître de l'acoustique.
    - Une multitude de jeunes et moins jeunes (d'autres sur cette liste te conseilleront mieux que moi): Popa Chubby, Johnny Lang, Chris Duarte,
Sue Foley...
    - des jeunes plus originaux, en apparence monis purs, mais il ne suffit de plagier SRV pour faire du blues...: G.Love & Special Sauce, Rainer
(extraordinaire...), Chris Whitley, le premier Ben Harper, etc...
    - tu as aussi des vieux inconnus revenant sur les devant de la scène par l'intermédiaire de groupes hypes comme le Jon Spencer Blues  Explosion, des mecs comme RL Burnside ou T.Model Ford, excellents et vraiment sauvages....
    - plus pour ma part une mention spéciale à Ry Cooder et Taj Mahal, deux vieux de la vieille, virtuoses encyclopédistes qui t'ouvriront des
portes béantes vers un nombre insoupçonné d'horizons musicaux...
Le problème du blues récent est qu'il y a énormément de très bons guitaristes, mais assez peu originaux... Il vaut mieux se tourner vers des gens comme je viens de citer qui ont une vision moins scolaire du blues, mais plus l'esprit initial...

Tu a évidemment tous les anglais, il faut en passer par là, ils ont quand marqué l'histoire du blues...
    - tout Clapton ou presque, avec les Yardbirds, chez John Mayall, Derek & the Dominoes, et solo, dans une moindre mesure.
    - les Stones, impératif...
    - Led Zep et Jeff Beck, première période.
    - Peter Green
    - etc..., et tu peux rajouter Hendrix, américain mais contemporain de ces mecs...

Ensuite, les maîtres de l'électrique, avec quelques galettes de référence (peut-être que certains puristes trouveront ces choix un peu communs,
mais il vaut mieux à mon avis commencer par ceux-là, à toi après d'aller écouter d'autres trucs suivants tes affinités...):
    - BB King, "Live at the Regal"
    - Albert King, "Live Wire Blues Power"
    - Freddie King "Takin' care of Business"
Le West Side Sound:
    - Buddy Guy " A man and the blues"
    - Magic Sam "West Side Soul"
    - Otis Rush "Double Trouble"
L'inclassable:
    - Albert Collins - n'importe lequel, ils sont tous géniaux, mais bon, "Ice Pickin'" pour te guider
Le Swanp Blues:
    - Jimmy Reed, impératif!!! "Big Boss Man" et "Big Boss Blues"
    - Lightnin' Slim "Rooster Blues/Bell Ringer"
    - plus dans la même veine que ceux-ci Slim Harpogénial compositeur d'une multitude de standards.
Bon, les grands maîtres de Chicago:
    - Muddy Waters
    - Howlin' Wolf
    - Elmore James
La production discographique de ceux-là est vaste, va taper dans les réeditions de chez Chess.

Deux originaux, acoustiques et électriques, ils ont un peu tout fait tout en restant absolument inimitables et originaux:
    - John Lee Hooker "Boogie Chillun"
    - Lightnin' Hopkins " Blues in my Bottle", acoustique, et ""The Gold Star Sessions", électrique
Même remarque que précédemment, énormément de bonnes galettes.

On passe au Blues acoustique, trop vaste, je te file une petite liste, si tu veux un peu plus de détails sur les styles, des références, demande-moi:
    - l'impératif Robert Johnson "Complete Recorddings"
    - Charley Patton, Son House, Mance Lipscomb, Big Bill Bronzy
    - Blind Lemon Jefferson, Blind Willie McTell et Blind Willie Johnson, extraordinaires, 3 véritables génies
    - le fabuleux Skip James, Mississippi John Hurt, le Reverend Gary Davis, Blind Blake et le sauvage Fred McDowell
    - Plus une quantités d'autres... C'est vraiment un vaste sujet...

Je te conseille de façons générale pour les vieux trucs l'EXCELLENTE série Roots'n'Blues chez Columbia/Sony, avec des compils d'artistes et de genres ne s'arretant pas au blues (musique cajun, gospel, ...), tout y est excellent, c'est une vrai mine d'or...
Voilà, j'espère que cela t'aidera, ces choix sont évidemment exhaustifs, mais bon... D'autres pourront te filer d'autres tuyaux. N'hésites à me
contacter pour des détails si tu veux.
Pour le jazz, je laisse ça à d'autres qui te conseilleront bien mieux que moi...
Et au fait, je trouve ça bien de t'ouvrir à d'autres styles musicaux, c'est vrai qu'on reste parfois un peu cloisonné dans nos genres respectifs...
Have fun!

Olivier "Mad Shuffle"

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CIGALE Blues
 

Date: Mercredi 2 Juin 1999
De:  Johnny Guitar < Psguitar@aol.com>
 

Hi from Johnny Guitar

Quelques mots sur fond de disque de Roy GAINES que je viens juste de me procurer et  en tant que T BONE - FAN je ne peux que me réjouir de ce type d'album...
J'étais l'autre soir le 26 mai à la cigale et j'ai pu profiter de 3 gigs  interessants (170 F la place)

1° Mr Duke Robillard and his band
Je suis fan de Duke depuis un certain temps et c'est la 1ere fois que je voyais Papy sur scène. J'ai bien sur apprécié, malgrè un son franchement
moyen. Il s'est fendu de qq titre de Duke's Blues et de La palette Bleue et + si  affinités
J'ai été surpris par les guitares utilisées :
1 Fender réédition Japan de type Jazzmaster sunburst (manche de strat et corps asymétrique avec 2 gros micros blancs à 6 plots rectangulaires et un  chevalet en forme semi elliptique)
1 Epiphone coréenne modèle ES295 couleur vieil or avec micros alnico v P90 en  oreille de chien et vibrato bigsby
1 Danelectro U2 réédition corée bleu clair
Le tout sur un twin
Comme quoi on n'a pas besoin de grattes à 20 000 pour jouer ..... Mais enfin quand on aime .... (comme moi) on compte pas. Dommage que le son n'ai pas été à la hauteur mais le set a été de bon niveau.

Ensuite ahhhh Ensuite Mister Kenny Moore himself heu Keb Mo.
Alors là .. La claque il a mis le feu à la cigale avec ses guitares accoustiques (Martin's Taylor, Dobro) ses harmos (j'ai pas vu la marque) et
son chapeau. Un petit coup de main par son accompagnateur et soigneur de guitare sur qq morceaux et GRANDIOSE. Ca mon vieux c'est du blues du vrai qui remue qui gigote et qui te prend les tripes.
Il a fait entre autre une version d'un morceau qui doit s'appeler Henry ??( je crois sur le dernier album que j'ai plus parceque je l'ai prété à mon
frangin ...) les gens étaient  tous scotché et après : la standing ovation je te dis pas.
Rappel of course ...

Ensuite : qq réglages et Mr Robert Cray est arrivé avec ces deux stratos une  mauve et une sunburst (modèle Robert Cray of course .. sans vibrato pour les  connaisseurs) le tout dans deux stacks MATCHLESS (je te raconte pas le prix  quand tu sais qu'un combo MATCHLESS ça vaut déjà 25000 F)
Le son énorme , parfait enfin tout quoi sauf .... excusez, mais je ne suis  pas très fan de Robert et mon impression n'a pas évolué depuis ce concert. Je  le trouve trop froid et trop clinique et personnellement ça ne me fait pas vibrer mais bon on a le droit d'aimer hein !!!
Et puis c'est trop funky , mais sans justement ce qui fait marrer dans le funky quoi ? les tenues, la déconnade ,le groove et moi je trouve que ça
manque un peu tout ça quoi Robert ....

Enfin voilà c'était juste un petit compte rendu pour les ceusses qui auraient préféré le match de foot à la télé !!!!!!!!!!!!!!!!
Et pendant ce temps ya Roy Gaines qui nous fait le honky tonk blues: je te raconte pas...
 

Johnny Guitar

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Histoire d'une soirée BLUES,  ou : Comment monter un concert grace à Internet
 

  Date: Mercredi  9 Juin 1999
  De: Pierrot Mississippi Mercier    < pierremercier@lemel.fr >

L'idée du concert a pris forme courant février. Nous disposions déja de la salle, retenue pour l'après-midi  pour les élèves de notre école de musique. Comme elle restait libre le soir, il était possible de faire quelque  chose. Nous avions déja dans le passé organisé plusieurs soirées style cabaret avec un plateau varié. Lors de la dernière, en novembre, It's A Crying Shame avait mis une sacrée ambiance. Je n'ai donc pas eu trop  de mal à convaincre mes amis de l'association de monter cette fois un spectacle entiérement Blues. (avec   en plus l'idée de me faufiler sur scéne avec mon groupe à cette occasion). Après quelques recherches  locales, je suis parti à la pèche sur Internet. Je me propose de vous raconter maintenant cette promenade  dans les eaux bleues.

cliquez ici:  lire l'article complet


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Hommage au Country Blues
 

Date: Jeudi 17 Juin 1999
De: Uncle Lee <latailla@club-internet.fr>
 

j'écris juste pour remercier René Malines de son excellent article paru dans le "Travel In Blues" de Juin 1999.

Je le remercie d'avoir consacré 2 pages au style "country blues", en faisant un bref historique de ses origines en Amérique et de son
parcours en France, via Hugues Aufray reprenant Bob Dylan, ouvrant la voie de la connaissance à nos premiers bluesmen nationaux : Bill
Deraime, Chris Lancry, Alain Giroux, JJ Milteau, etc... Enfin, je ne vais pas recopier l'article dans son intégralité (!), mais René nous cite également quelques frenchy bluesmen "nouvelle génération" dont il faut retenir les noms, au cas où ils passent par chez vous:
Jeff Navennec, Cisco Herzhaft, Roland Malines (fan de Mississippi John Hurt et frère de René!), Charles Després, Magic Buck (déjà cité dans LGDG, et je vous en reparlerai très bientôt), Patrice Boudot-Lamot.

Oui, le country-blues, origine de tous les autres styles de blues mérite un bel hommage, et comme j'y suis particulièrement sensible, je vous
cite ici un extrait de l'article de René Malines:

"Et pourtant, Dieu sait qu'elle est riche, cette musique. Quoi de plus beau que les sons où se mêlent les harmoniques et la sincérité de
l'artiste ? On ne triche pas avec le Country Blues. Souvent, le musicien est seul, ou en duo, et la sonorité acoustique ne lui laisse aucun droit à l'erreur. Ça passe ou ça casse. Le public est en prise directe avec le bonhomme. Pas de frime, rien que du chaleureux, du naturel. Ce pourrait être l'exacte description de ce que faisait un Mississippi John Hurt, icône aujourd'hui intouchable mais qui attendit son heure de gloire pendant des décennies."

et plus loin:

"Un chorus en picking n'est il pas aussi jouissif qu'un solo de guitare électrique ? Et le bottleneck, lorsqu'il glisse sur les cordes d'une
vieille National, d'un Dobro ou plus simplement d'une guitare acoustique..."

Inutile de vous dire que je réponds oui à ces questions!

Le country-blues, musique qui aurait pu être oublié si à une époque quelques curieux (poussés par l'esprit scientifique d'ethnologues ou par
le désir plus mercantile d'alimenter le nouveau marché des "race records") n'avaient gravé les derniers vrais bluesmen ("vrais" de part
leur style, peu enviable en fait, de vie).

Et la flamme ne s'est jamais éteinte, ce qui prouve la sincérité de cette musique.

Merci donc à tous les joueurs de blues qui perpétuent aujourd'hui le country blues, même si comme le dit René Malines: " Le cheminement du
musicien de Country Blues en France relève plus du parcours du combattant que de la voie pavée d'or et semée de pétales de roses."

bluesicalement vôtre,

Uncle Lee

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Boeuf au St Louis: ça a chauffé!!
 

Date: Samedi 19 Juin 1999
De:  jocelyn richez <jrichez@hotmail.com>
 

Le bœuf « travel in blues » fut (une fois encore) une grande réussite sans le moindre moment creux, j’ai même envie de dire que ce fut une soirée  exceptionnelle. La formule maintenant parfaitement bien rodée (et bien orchestrée par notre cher président) a fonctionné à merveille. On a encore  eu la confirmation que le scène blues en France était d’une grande richesse.
Le blues Français, ce n’est plus seulement Patrick Verbeke et Benoit Blue Boy, il y a maintenant une nouvelle génération qui arrive en force
conjuguant qualité et quantité.
C’est « Roll the Dice » qui a ouvert les hostilités en beauté avec son répertoire entre Otis Rush et T-Bone Walker. Parmi les grands moments de la soirée, j’ai particulièrement apprécié la version mémorable de « five long years » avec Pascal Swampini au chant et à la guitare et Etienne Guillermond à l’harmonica, un « Further on up the road » par Alain « Leadfoot » Rivet accompagné de Stan Noubart Pacha et Patrice Boudot Lamot aux guitares et avec Fred Clayton à la basse. Le final avec Thibault Choppin et Jeremy Tepper était pas mal non plus.
Vivement le prochain bœuf !
En ouverture du bœuf, il y a eu un super concert de Steve Verbeke qui fêtait la sortie de son premier CD avec son groupe au grand complet (Stan Noubard Pacha et Stéphane « Guitar Mana » Manaranche aux guitares, Cédric Lesouquet à la basse, Fabrice Millérioux à la batterie et Ghyslain Di Sacco au piano)  plus deux invités pas tout à fait inattendus : Patrick Verbeke et Benoit Blue Boy (avec son nouveau look). Il a joué 9 des 10 morceaux du CD plus quelques bonnes reprises. J’ai particulièrement apprécié « La tangente » avec les deux invités, « rue de l’enfer » (instrumental écrit en hommage à  Little Walter –déjà présent sur Héxagone Blues) et le final avec une version endiablée du morceau de Benoit Blue Boy : « le juge ».
Le fils de Steve (c’est le gamin qui sur la pochette du CD) était présent, ce qui nous faisait 3 générations de Verbeke présentes au St Louis !
Pour ceux qui n’étaient pas au St Louis jeudi soir, je signale que Steve Verbeke sera le 20 et le 27 juin au Blue Note, 38 rue Mouffetard, Paris 5ème  (à partir de 22h00)et le 22 juillet à la maroquinerie, 23 rue Boyer, Paris  20ème. Ces concerts sont gratuits.

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Un article sur le Blues du Delta dans un grand quotidien régional
 

Date:Lundi  21 Juin 1999
De:Uncle Lee <latailla@club-internet.fr>
 

incroyable mais vrai... En feuilletant le quotidien "Ouest-France" je suis tombé en arrêt en voyant l'article de dernière page (la dernière
page étant, comme chacun sait, la page la plus lue après la première page... paradoxal mais vrai):
Une carte du DELTA DU MISSISSIPPI et "LA" photo de Robert Johnson...ainsi que celles de BB King, John Lee Hooker et Muddy Waters
:-))))))))))))

 Et un article s'étalant sur la moitié de la page et intitulé: "Toute la musique qu'on aime, elle vient de là", du Delta.
Sincèrement, je trouve ça un beau cadeau en ce jour de fête de la musique!!!
L'article est même bien fait. Pour le lecteur néophyte en blues, cet article ne lui donnera pas forcément envie d'écouter du blues, mais peut-être cela éveillera en lui un peu de curiosité, et en tout cas cela l'informera un peu sur "l'ambiance" qui a vu naître le Blues et sur l'impact qu'a eu cette musique.
En tout cas, c'est une bonne initiative de la part de "Ouest-France", et cela prouve que le Blues est loin d'être "moribond"!

ci-dessous, je vous joins l'article en question.

Keep on bluesin'
Uncle Lee

------------------------------------------------
l'article de Ouest-France:
 
 
"Toute la musique qu'on aime, elle vient de là", du Delta







C'est BB King qui le dit: " Le blues est un arbre, une plante mère sur laquelle ont poussé de nombreuses branches musicales ". Ses racines
plongent dans le delta du Mississippi. Pèlerinage sur une terre Ingrate où sont nés tant d'accords et de mélodies qui ont fait balancer le
siècle et nous feront encore chanter et danser  aujourd'hui 21 juin, Fête de la musique.
·

Cela s' appelle un syllogisme et il est  imparable. Si toute la musique (jazz, .rock, soul, disco, funk)  vient du blues comme l' a justement
chanté Johnny Hallyday, et  si le blues a poussé  sur une bande de terre  du Mississippi, eh bien toute la musique vient donc de cet
endroit là! 
Facile à trouver: de Menphis; plongez sur la Highway 61. A droite, le grand fleuve boueux. A gauche; les rivières Tallahatchie et Yazoo. Une
région de 300 km de long sur 80 de large appelée le Delta, du fait de sa forme.
Bienvenue où vous n'irez jamais passer vos vacances. L'endroit est désespérément plat, comme la caisse d'une guitare. Le sol noir, comme
les générations d'esclaves, puis de petits métayers asservis, qui se sont brisés le dos a ramasser le çoton. Dès le printemps, il y fait une
chaleur de barbecue que de ter-ribles orages viennent à peine atténuer.
Ajoutez à la désolation du décor des condi-tions de vie Jadis épouvantables (ségrégation, violence raciste, pauvreté) et l'on comprend aussitôt pourquoi la plupart  des grands bluesmen de l'histoire sont sortis d'ici. De Charley Patton, le père fondateur, à BB King en passant par Muddy Waters. Sans oublier les Elmore James, Howlin'Wolf, James Cotton, Big Joe Willlams, Otis Rush, nés a portée d'harmonica.
"On était rnalheureux à en crever", raconte John Lee Hoker, 82 ans, enfant lui aussi du pays. "On ne peut jouer que le meilleur blues quand on a été Noir là-bas, au fond du Mississippi." Lancinant,  hypnotique, véhément le blues du Delta est le plus  poignant qui soit. Surgi à la fin du XIXe siècle, il a permis a un peuple de briser les chaînes du mépris. Transportée dans les grandes villes (Detroit, Chicago), électrifiée, copiée, .reprise, cette musique de damnés de la terre adonné le tempo à toute la planète.   Utilisation de la guitare (le bottleneck, goulot de bouteille glissé  sur  le manche pour faire pleurer les cordes) , puissance émotionnelle du chant, jeu  de scène suggestif, pouvoir évocateur des carte du Delta du Mississippi (Ouest-France 21/06/99)paroles... ces pionniers-là  ont tout inventé.  Bien qu' annoncé moribond souvent, leur  blues demeure une source d' inspiration inépuisable  et conserve un sacré pouvoir d'attraction. Mais pas  là où il est né.

Clarksdale, principal centre urbain du Delta. Pour la prospérité, on repassera. Et l'ennui y est à couper au couteau. Des voitures déglinguées ne sort que le rap. Le blues? "Musique de vieux pleurnichards. C'est plus notre affaire", se marre un jeune Noir. Mama Rene, sexagénaire tenancière d'un bar, sait tout cela et en souffre. "Nos enfants pensent presque  tous ainsi. Ils s'éloignent de notre culture. Et ce sont les Blancs qui la reprennent. Mais le blues ne parle pas que du passé. C'est aussi notre présent."
Faire réécouter cette musique aux jeunes du Delta, Mae Smith s'y emploie au Delta Blues Museum. Les classes y défilent pour faire connaissance avec les fameuses douze mesures qui ne résonnent plus guère alentour. "Cette musique leur était devenue étrangère, dit-elle: Mais ils accrochent bien. Cela dit, ce n'est pas gagné. Heureusement, on nous soutient dans le monde entier".  Son musée doit beaucoup à la générosité de stars blanches. ZZ Top a fait fabriquer trois guitares dans des  planches de la cabane où Muddy Waters a été élevé, à Clarksdale justement. Montant de la collecte : six millions de francs. Mais ne cher-chez pas la bicoque en question. Les House of Blues,
chaînes de cafés à la mode, l'ont embarquée pour l'exposer à travers les Etats-Unis. Le culte et le business, ce n'est pas le Mississippi qui en profite.
Quelques initiatives quand même, comme ces tour-opérateurs locaux qui proposent d'aller renifler la légende sur les tombes de Sonny Boy
Williamson ou Robert Johnson. Et en cherchant bien, le blues est toujours là. Suffit de gratter un peu. Des papies de 70 ans font crier des amplis et vous pétrifient avec un feeling poisseux. Des gamins s'y remettent tan-dis, que des festivals entretiennent la flamme ça et là.
Le samedi soir, ça frotte sec dans des bouis-bouis crasseux. Et le lendemain dans les  églises, les mêmes rythmes chantent Dieu plutôt que les femmes infidèles. Jadis appelé musique du diable, le blues fait aujour-d'hui bon ménage avec la religion. Mais méfiez-vous, dans le Delta, il se dit que les âmes damnées de ses héros roderaient encore.

Jean-Luc PELLIZZA.
(Ouest-France, 21 Juin 1999)

NDLR:en savoir plus sur le Delta Blues Museum: http://www.deltabluesmuseum.org/welcome.html
 

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Débat: Le Blues anglais est-il mort ?

Cette question,  posée par Docteur Blues, a suscité plusieurs réponses des Greenwoodiens. En voici donc les principales interventions, retranscrites sous forme de "conversation".
 

  Docteur Blues <jtravers@europost.org>:
Le Blues anglais est-il mort ? Plus rien ne semble sortir du UK... Pas d'infos ? Exit : Doc Feelgood et le fameux The Blues Band...
Otis Grant semblait bien parti en s'entourant de pointures soit au chant ou à l'harmo... mais il me semble qu'il produise un blues un peu trop propret.
Que deviennent les Big-Town-Playboys, ils avaient une sacrée frite quand je les avais vus, il y a quelques années, en première partie d'Eric Clapton pour la tournée de Journey-man (si mes souvenirs sont bons).
Tony Mc Phee, quant à lui, tourne toujours dans les pubs (vous parliez de Country blues, Tony et son Harmony Sovereign ont 30 ans de
British-Country-Blues dans les pattes...). Il semble qu'il tourne également avec un groupe : The Groundhogs.

Depuis quelque temps, une nouvelle vague féminine reprend  le flambeau façon blues-shouter :
- Angela Brown and the mighty 45's,
- the Dana Dixon Blues Band
- Connie Lush.

Un groupe, pourtant, a l'air très intéressant, dans un genre Blues Punk Ecossais : Dobro, Harmonica, Basse : les Radiotones.
Allez faire un tour sur leur site pour vous faire une idée et lisez attentivement les titres de leur premier CD :

http://www.communicata.co.uk/radiotones

Si vous avez plus d'infos sur le blues anglais ne vous gênez pas pour répondre...

 J'ai oublié, Peter Green, Nine Below zero (ils tournent toujours, je crois), et les Two-Timers qui sont souvent en France.
 

robert martinez <robert.martinez@accesinternet.com>
Je vous rappelle la sortie quasi confidentielle du dernier opus de Mick TAYLOR, "a stone's throw".Je pense que ce vieux Mick est un digne
représentant du blues anglais. Je rappelle que mick a été guitariste de john MAYALL, avant de rejoindre les ROLLING STONES en 68 etc....
Je vous recopie un extrait de mail que m'a envoye Laurent, avec des adresses de sites sur MT

"3 sites passionnants :
- celui de carol rock que je préfère : http://www.geocties.com/SunsetStrip/Palladium/8907
le site est superbe et carol prépare la prochaine tournée west coast américaine en juillet
- celui de gary paranzino http://www.micktaylor.com le plus fréquent quand on cherche mick taylor sur un moteur de recherche
- enfin http://www.sensiblemusic.com de la maison de productin du batteur de mick jeff allen où tu peux te procurer a stones throw ainsi qu'un cd 4 titres promo avec des titres remasterisés de stranger in this town"

Voilà, j'espère que ça vous donnera envie de découvrir ou redécouvrir Mick TAYLOR.
 

Pierrot MiSsiSsiPpi Mercier   pierremercier@lemel.fr
Décidement le monde est petit : les groundhogs etaient mon groupe-culte dans  les années 70. J'ai commencé par Thank Christ For The Bomb qui venait de sortir lors de mon premier sejour en England.
J'ai acheté les albums suivants. Musique de plus en plus rugueuse mais parsemée, ici et là, de vrai morceaux bleus.
Pour le grand public (de l'époque, c'est à dire pas hier, mildiou) le morceau le plus connu (et le seul, d'ailleurs) a servi d'indicatif au Pop
Club de José Arthur pendant longtemps. Que ceux qui veulent un wav m'écrivent, ils ont gagné.
Par la suite, dans ma grande époque de boulimie discophagique et de fréquentation assidue de Music Action, j'ai retrouvé les albums précédents, tous bleus, même si on commence à sentir l'évolution vers un style beaucoup plus agressif (et froid d'ailleurs).
Indispensable pour moi : Blues Obituary. Toujours en reprenant les choses à l'envers, ce qui est logique quand on commence à plonger dans le Blues, j'ai découvert que les chiens-de-prairie avaient accompagné John Lee Hooker lors d'une tournée anglaise. (j'ai un album studio, dommage pas de live).
Tony Mc Phee a d'ailleurs rendu hommage à JLH dans plusieurs morceaux dont "Mh Hooker, Sir John".Voila pour l'instant.
 

Falcao  <slowhand@citeweb.net>
Dans le dernier john Mayal, il y a 3 apparitions de John Lee Hooker. Je trouve le resultat pas tout à fait réussi, mais il y a 2 ou 3 titres de
Mayal seul qui sont vraiment bons. à suivre...
Encore du "British Blues":
 fin Juillet sortira une compillation officielle de Eric Clapton.
Le double CD s'intitule: "Eric Clapton: Blues". Il y aura une partie Live et une autre studio.
Pour plus de détails sur les titres vous pouvez jeter un coup d'oeil à http://slowhand.citeweb.net/ rubrique News !
Il y a aussi la sortie de "Blues Power": Les Blues de Clapton joués par d'autres grosses pointures. Alors faisons le passer dans le British Blues ;-)

Jocelyn Richez <jrichez@hotmail.com>
Je voudrais juste compléter la discussion amorcée par le doc en précisant d’emblée que je suis tout à fait d’accord avec lui sur ce constat de
disparition du blues de l’autre côté de la Manche. J'en profite pour signaler qu’il a oublié quelques personnalités marquantes  du blues anglais.

Je pense d’abord à Mick Clarke, ancien membre du groupe Killing Floor dans les années 60, qui fut très actif à la fin des années 80 dans le nord de la France et dans les nombreux festivals belges. Je me rappelle l’avoir vu à Lille en 89 (splendid de fives) et au festival d’ Ichteghem 89 (Belgique).  C’était du blues rock de grande qualité. En cherchant dans mes vinyls, j’en ai retrouvé 2 :
« Looking for trouble » sorti sur le label italien Appaloosa en 1984 (AP038)
– Il a enregistré trois 33 tours pour Appaloosa.
« West coast connection » sorti sur Brambus records en 1988.
Il a enregistré quelques CD au début des années 90 dont « steel and fire »
sur stomp records en 1989 (STCD 9.00797). Il en existe au moins deux autres que j’avais aperçu à une époque chez Gibert.
Ca fait donc quelques années qu’on en entend plus parler, qu’est-il devenu ?

Autre groupe anglais marquant « Lenna & the snakemen » a beaucoup tourné entre 1988 et 1992. C’était aussi une bonne formation de blues rock originaire de Brighton (Lenna Santa Maria au chant, Adrian Marshall et Matt Gurney aux guitares, Simon Sparrow à la basse, Dil Davies à la batterie). Ils ont sorti deux disques qui a ma connaissance n’existent qu’en vinyl sur le label Wizard : « something cooking » (WIZ001 - 1988) et « No blow Blues ». Je me souviens notamment de leur magnifique prestation au festival de Tamines (Belgique) en 1992 où ils partageaient l’affiche à l’époque avec James Harman et Eddy C. Campbell. Ils ont depuis disparu de la circulation…

Bien sûr, il y avait à cet époque outre Doctor Feelgood et Nine Below Zero d’autres groupes comme Blues & trouble, les Inmates (2 passages au New Morning en 91 et 93), les pretty things, le Dave Kelly Band (sa sœur Joe Ann Kelly), le Desparate Dan Band (un autre groupe de Brighton) sans oublier le regretté Rory Gallagher.
Sinon, l'ex batteur de Doctor Feelgood "The big figure" a joué dans le groupe Brother Grimm (qui a participé au festival de Comines, Belgique en 1996).
Effectivement, il ne semble plus rester grand monde derrière John Mayall et Mick Taylor.
 

Olivier "Mad Shuffle"  <oduvignac@infonie.fr>
Concernant le blues anglais actuel, c'est vrai qu'il y a un peu pénurie...
J'ai vu l'année dernière en concert The Hoax, un groupe de blues-rock très influencé texas blues (SRV, T-Birds, Arc Angels...): certes, ce n'est eux qui réécriront l'histoire du blues british, mais en live, ça arrache méchamment... Grosse baston guitaristique, pas question de country-blues
ici, mais vraiment un super groupe live... Je ne sais pas ce que ça donne en studio par contre...
Et pour reparler de Doc Feelgood, quelqu'un sait ce que devient Wilko Johnson???
 

Jocelyn Richez <jrichez@hotmail.com>
Le groupe "The Hoax" a fait la première partie de "Monster" Mike Welch l'année dernière au  New Morning. C'est vrai qu'ils ont des qualités mais si vous allez les écouter, n'oubliez pas les boules quies. Ce jour là, ils avaient amené une sono digne du stade de france pour le new morning !
Sinon, ils ont fait la 1ère partie de Buddy Guy à l'élysée Montmartre l'année précédente.
Quant à Wilko Johnson, Je l'ai vu pour la dernière fois en 93 au Passage du Nord Ouest, depuis, aucune nouvelle ...
 

Docteur Blues <jtravers@europost.org>
Mon petit topo sur le British blues n'avait pas une vocation historique.
Mais le débat est riche... et je me rends compte que le blues anglais est toujours vivant finalement.

En ce qui concerne Dave Kelly, Il faut écouter le Blues Band (c'est le nom du groupe) outre Dave Kelly il y Tom Mc Guiness, c'est des anciens de Casey jones & enginers ça vous dit quelque chose mon cher falcao... ;-)

Mike Taylor ? Je l'ai vu au New morning avec Snowy White Il y a 2 ou 3 ans et c'était vraiment pas génial... J'avais mal pour lui, Il m'a vraiment filé le blues !!! J'adore pourtant son passage dans les blues breakers et chez les stones (la meilleur époque à mon gout)... je crois qu'il ne s'en est jamais remis.

Jocelyn Richez <jrichez@hotmail.com>
Eh bien, j'ai une news étonnante: Apparamment, il y aurait une reformation des Yardbirds !
Avec quels musiciens ? mystère ... (en tout cas sans doute pas Clapton, beck  ni Page)
Une tournée serait prévue au printemps; à suivre...
 


les GROUNDHOGS: le retour du British Blues
 

Date: Lundi  28 Jun 1999
De:  Pierre Mercier <pj_mercier@yahoo.fr>
 

Bonjour à tous !
Voici, en avance de qq jours et en profitant lâchement du débat actuel, ma première sélection de ce mois pour la Phonothèque :
Ze disque de British Blues du mois :

les GROUNDHOGS (Muddy Waters Songbook) (TRANSATLANTIC TRACD 317)

je crois vous avoir dèja dit tout le bien que je pensais des Grounhogs et surtout de Tony Mc Phee que j'avais complétement perdu de vue, au
point de le croire disparu...
La récente intervention du Doc et les débats qui s'en sont suivis m'ont incités à prendre des nouvelles de mon ex (mais alors il y a longtemps)
groupe préféré (pour dater un peu, kof ,kof, pardon, j'avais abandonné pour eux Canned Heat qui me passionnait fort en ces temps reculés, re kof kof).
Donc voici après quelques années d'absence sur mes platines le retour des énergiques Groundhogs.
Pour ceux qui les connaissent encore, leur style n'a pas changé, juste , pour notre bonheur, recentré plus Blues que jamais. Avec de nouveau
des moments calmes, sans surprises, classiques, suivis des dérapages électro-acoustiques dont Tony Mc Phee a depuis toujours le secret (au
point de s'y être souvent égaré dans le passé).
L'album démarre très tranquillement avec un "Stuff You Gotta Watch", propre mais banal. Suivi tout de suite après de "She's Alright" qui change vraiment le climat. On remarquera au passage que sur cet album à l'ancienne les mêmes tics irritants dans le passé se retrouvent : une basse trop présente (mais supportable quand on écoute au balladeur) et des fins de morceaux en fade-out plutôt frustrants (ce qui se comprenait à peu près sur la surface limitée d'un vinyle est moins acceptable quand on se rend compte que l'album entier n'occupe que 48' d'un CD).
Mais bon, ne boudons pas notre bonheur et enchainons "I Got A Rich Man's Woman" : on dirait Gallagher sur l'intro, les voix se ressemblent, qui s'en plaindra ?
"Can't Call Her Sugar" belle partie de basse (finalement elle se supporte)
"Forty Days And Forty Nights" : carré, puissant, lourd
"Mean Ole Frisco" de ce vieil Arthur Crudup ...all aboard !...tenez-vous bien , ça fonce
S'en suivent quelques Willie Dixon de la plus belle eau   "I'm Ready", "Young Fashioned Ways", et l'attendu "Hoochie Coochie Man"
qui dérape sur la fin, les Groundhogs allumés sont de retour, personnellement je préfère la version magique (c'est le moment) de King
Crossing, entendue à Saint-Pierre le 15 mai dernier (vous n'y êtiez pas ???? patience, il y a une cassette)
Ensuite "I Feel So Good" de Big Bill Broonzy, et un joyau "Mean Red Spider" avec la Slide électrique de Tony et son chant.
Encore un petit Dixon "Tiger In Your Tank",
une version copieuse de "Mannish Boy" avec un GROS SON, "Got My Mojo Workin'" sautillant (encore un morceau entendu ici le 15 mai par Crying Shame), superbe basse encore (y a pas de doute, on s'y fait) et pour finir "Country Blues" à la slide acoustique qui ressemble beaucoup à la version du Walking Blues de Robert (NDLR: Johnson !) par Clapton sur Unplugged.
Well, tout ça n'est vraiment pas mal, I say.
Je trouve qu'après le travail palpitant de Peter Green sur les chansons de Robert, Tony Mc Phee a fait quelque chose d'aussi sincère avec ses
reprises du répertoire du grand Muddy (qui, je le rappelle, car c'est dit dans Crossroads, a inventé l'Electricité).
Bonne nouvelle pour complêter : la Fnac propose des rééditions des premiers albums avec les pochettes d'origine (en carton et tout) :
c'est le moment de vous offrir "BLUES OBITUARY" !
( Le site internet des Grounghogs: http://www.groundhogs.net )

===
Pierrot MiSsiSsiPpi Mercier
http://www.argyro.net/amap/


La  route du blues est sur le Web!!
 

Un évènement majeur marque ce mois de Juin 1999 en ce qui concerne  l'histoire du blues sur Internet ( ! ) : la mise en ligne du site de Jocelyn Richez, qui nous offre les images et commentaires de ses périples sur la "route du blues". En voici l'adresse et quelques réactions "à chaud"
 

Date: Samedi 26 Juin 1999
De:  jocelyn richez <jrichez@hotmail.com>

Mon site personnel sur la route du blues est enfin en ligne.
[...]
http://antipode.le-village.com/routedublues ou
http://www.le-village.com/antipode/routedublues
 

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Date: Dimanche 27 Jun 1999
De: Uncle Lee <latailla@club-internet.fr>

alors là: bravo!
passionnant :-))  je n'ai pas encore tout visité, mais c'est passionnant.
Une oeuvre qui fera référence pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire du blues.
je le mets illico en lien sur mon site!!
Je pense qu'on en reparlera abondamment dans La Gazette de Greenwood ;-)
 

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Date: Lundi 28 Jun 1999
De:   maxime.edrei@aga.fr

Je viens (moi aussi )de découvrir le site de jocelyn richez <jrichez@hotmail.com>,
L'approche de la "Route du blues" est en premier lieu géographique, ce qui est une trame originale pour une histographie.
D'habitude c'est la chronologie qui est suivie. Cela donne un autre regard, tout aussi intéressant et qui donne l'impression de flaner au gré de son humeur.
L'ergonomie est soignée ce qui facilite la navigation.
Cela m'a rappellé des vacances dans les états du Sud, l'odeur du Tabasco de Avery Island, le pont sur le bayou et tant d'autres souvenirs.
Il ne manque que les horaires d'avions pour atterrir à Memphis par Delta Airlines.
Un grand bravo à l'auteur de ce site (qui ne manquera pas de signaler les mises à jours aux abonnées de lgdg).
 
 
 
 
 
 


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