La Gazette de GREENWOOD
n°58 (avril 2004)

Tome 2:
 
Tome 1
  • Eric Clapton : Me and Mr Johnson
    • l'avis du Sherif
    • le point de vue de Mr Pointu
  • In Memoriam: Who is J. J. Malone? (1935- 2004)
  • interview, Rab Mc Cullough : "Hendrix a été envoyé sur Terre pour nous montrer la voie"
  • Blues Radio vol. 1 : la crème du gratin du dessus du panier... french tranches of blues
  • Bulldog Gravy : Big Bad Blues
  • Photo Bleue en Noirs & Blancs: Boeuf à Mantes-La-Jolie
  • la Rubriqu'à Blues: Ron Hacker, Black and Blue, Willie Kent, Awek, Townes Van Zandt, Eddie Taylor Jr, Hound Dog Taylor, Guitar Shorty, The Harmony Two Tones, The Holmes Brothers
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Tome 3
  • A Vaulx Jazz 2004 : Da' Blues Will Never Die !
  • Festival de Salaise Sur Sanne 2004
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Janet Martin
à Toussieu

date: 2 avril 2004
de: Vero "Swamp Blues Girl" Chelius <pchelius@club-internet.fr>

Arrivée pile poil après la balance au James, hier soir, pour y retrouver Francis, Patrick et quelques autres mordus. On fait connaissance avec Liane et Janet. Moi qui n'ai jamais rencontré de gratteuse, en voilà deux.

Détail amusant, Michael, le bassiste de Janet est son mari. Jean Pierre joue de la basse avec Liane... et Pascal joue de la basse avec moi.... Cool non ?

Au repas, petit voyage dans le temps avec Patrick qui nous raconte une soirée hallucinante terminée par un petit déj' avec BB, SRV et God. Pascal se demande si ce n'est pas un poisson d'avril. Moi, je marche à fond ! Peu importe, Patrick est un super conteur.

On monte pour le concert. Assise au premier rang, je récupère des tonnes d'infos sur gratteuses et les blueseuses grâce à Philippe Espeil. Quelques photos de la scène vide (je progresse : j'ai pensé à emporter mon appareil:). Matos minimaliste pour le trio, pas trois tonnes de pédales d'effet ni de rack qui n'en finissent plus. C'est ça le blues, des tripes et des doigts avant tout. 22 heures et quelques : ça commence...

Une fois n'est pas coutume, je vous parlerai d'abord du batteur, dont j'ai oublié le nom. L'homme joue debout, ce qui doit être crevant. Pas du genre à taper comme un sourd mais plutôt imaginatif et à fond dans ses rythmes.

Michael, maintenant, aussi blond et pâle que Janet est brune. On dit souvent que le bassiste fait le lien entre la batterie est les autres. Michael fait beaucoup plus, il assure des solos ahurissants (qui a dit qu'on ne pouvait pas bender une basse ?), il chante et s'occupe des chœurs. Ses lignes de basses sont tout sauf ennuyeuses. Dès la première note, lui aussi a plongé dans son blues, à fond les tripes.

Janet Martin (photo Véro Chelius) Puis Janet. Très concentrée au début puis rapidement à l'aise, détendue et souriante. Pour ceux qui ne connaissent pas (il y en a encore ?), elle est toute petite, Janet, mince et toute en muscles. Mais sur ses guitares (deux folk et une électrique), c'est une très très grande dame.

Janet n'est pas une cogneuse sur sa guitare, elle a un jeu tout en finesse qui fait beaucoup appel au bottleneck. Du feeling à revendre dans un répertoire très blues tirant parfois sur le rock et la country. N'ayez pas d'inquiétude, quand il faut faire du riff bien senti, bien carré et bien rentre-dedans comme on les aime, le groupe est présent. Elle nous a même gratifié d'un morceau acoustique en solo qui a fait passer des frissons dans le public.

Janet est aussi une chanteuse dont la voix à une belle étendue, un timbre chaud, qui fait passer toutes ses émotions.

Janet Martin (photo Véro Chelius) Le trio est parfait. Chacun assure, les duos Janet-Michael témoignent d'une complicité qui va bien au-delà de la scène. Ils n'avaient pas besoin de match de foot ou de rugby pour mettre le feu. Il était dans le cœur de chacun, hier soir. Je dirais presque qu'il les attendait.

Ambiance survolté, avec même des gens qui dansaient, une ovation mille fois méritée pour un trio puissant, soudé.

Perso, je suis ressortie comblée, largement payée pour ma nuit bien courte. Petit regret, le bœuf avec Liane et un harmoniciste lyonnais dont j'ai oublié le nom [NDLR: on l'a retrouvé: Fred Brousse!]. J'en aurais bien repris plusieurs tranches. On peut faire tout ça sur un harmonica?

Donc, un répertoire constitué de compos personnelles pour une grande partie et de quelques reprises dont Walkin' by myself, Hoochie Coochie Man (que la moitié du public a repris en chœur) et who do you love? dans des arrangements vraiment sympas.

Le power trio, quand chaque musicien assure, c'est la formule que je préfère. Le concert d'hier soir n'a pas démenti.

Mes frères et sœurs du blues, profitez de ce qu'ils sont encore dans notre hexagone pour faire le déplacement. Même pas pour faire plaisir au CRB (Collectif des Radios Blues) mais pour découvrir de très très grands artistes. En plus, messieurs, elle vous fera fondre avec son sourire et sa gentillesse.

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Exposition:

CROSSROAD BLUES BALADE
fromage Blues

Du 2 au 28 février 2004, l'exposition Crossroad Blues Ballade s'est tenue à Fil'O Fromage (12 rue Neuve Tolbiac, Paris 13e), permettant d'admirer les oeuvres de Jean-Paul Levet, Jacques Beauchamps, Philippe Renault, Jocelyn Richez, Guy Benech et Gérard deCastro.

date: 16 février 2004
de: Jocelyne L. <alice_jocelyne@yahoo.fr>
(photos Jocelyn Richez)

On les connaît, dans les concerts, ces aficionados de la pellicule bleue, on sait qu'ils nous préparent des souvenirs. Et bien, mes amis, dans une fromagerie sympathique où le chef est un fan du "Fontainebleau", cette merveilleuse spécialité seine et marnaise -.ceux qui aiment se reconnaîtront - on découvre enfin des productions magnifiques de nos artistes préférés..

Dans la rubrique "pochettes de disque vinyle" de Philippe Renault, je veux parler de Joe Turner, de Muddy Waters, etc..... avec les phrases de Philippe rajoutées "Un rythme, un cri de l'intérieur", "Je peux tout savoir, surtout le blues" (je suis très exhaustive, pardonnez moi).

Dans la rubrique "photos pointillistes" de Jacques Moury Beauchamp, je veux parler des magnifiques "Landscapes of the Mississippi Blues".

Dans la rubrique "photos aux magnifiques couleurs", de Gérard de Castro, je veux parler de Buddy Guy, J. Dawkins, des Hoodomen ,(eh oui, ça y est, ils sont immortalisés sur une magnifique photographie à laquelle je trouvais un charme tout particulier avec les chemises rouge et bleu de Bernard Marie et Pascal Fouquet, et en me reculant j'ai retrouvé les motifs des chemises dans la bordure du cadre de la photo), et toutes dans la même veine, avec autant de goût, selon l'artiste et sa dominante de couleur.

Dans la rubrique "photos en couleurs avec bord blanc plus sobre" de Jocelyn Richez, notre chroniqueur parisien si prolifique, ce sont des très beaux portraits qui nous sautent au visage joyeusement, magnifiquement.

Dans la rubrique "photos noir et blanc aux quatre coins du monde" de Guy Benech, je veux parler d'Eddy King au Méridien à Paris, de Vana Kelly au Chicago en 2002, Le Long John Hunter à Utrecht en 2003, de Henry Gray à Utrech en 2001.

Dans la rubrique "assemblages de photos noir et blanc avec texte", de Jean Paul Levet, ce sont de magnifiques visages , de magnifique scènes de la vie américaine du début du siècle.

Et puis on s'assied au milieu de tout cela, on remplit le livre d'or, on regrette de n'être pas venue à la générale ;-) et on déguste un petit "Fontainebleau" aux fruits rouges.

Merci à vous pour la chaleur que vous apportez dans ce quartier bétonné de la bibliothèque de François Mitterrand, et puis vous savez !!!!!!!!!!!!!!!! l'expo, elle dure une semaine de plus, alors, courez-y vite.

l'équipe des exposants Christian, Gérard Angele Blues Band Gospel

Sur internet:

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Philippe Ménard
au James Café (Toussieu)
Tantôt acoustique, tantôt acoustique...

date: 7 mars 2004
de: Véro <pchelius@club-internet.fr>
(photo Philippe Espeil)

C'est sur l'invitation de Francis Rateau que j'ai découvert le James Café de Toussieu. Honte sur moi, je ne connaissais pas ce temple du blues alors qu'il est à moins d'une heure de route de ma campagne. Mea culpa, mea maxima culpa...

D'abord, le grand plaisir de rencontrer au bar Cédric et, un peu plus Tard, Philippe (Espeil) et de dîner avec l'autre Philippe (Ménard). Sympathique, ouvert et tout simple, tel était l'homme. C'est simple, moi, au bout de dix minutes j'avais l'impression de connaître tout le monde (y compris Gonzague, le patron) depuis des années.

Philippe Menard (photo Philippe Espeil) Le concert commence. Ambiance un peu agitée dans le public, il y a un anniversaire dans la salle. Francis râle un peu parce qu'ils sont bruyants. Franchement, ça ne me gêne pas. Je n'ai d'yeux que pour le groupe.

Quoi ? Il est tout seul ? Le jus de tomate me joue des tours !! Pourtant j'entends un batteur, un bassiste, un harmoniciste, un chanteur et un guitariste non ?

Ah ouais, il est tout seul.

Quelques minutes avant, il te discute le bout de gras, tout tranquille à Table. Mais dès qu'il s'installe sur son tabouret, derrière un bricolage maison, dès qu'il prend sa guitare, une Ibanez trafiquée maison qui a un putain de son, le fauve est lâché !

La tignasse en moins, il a quelque chose de Rory, dans le feeling, la générosité, dans sa façon de se sortir les tripes dans chaque note qu'il joue, dans chaque syllabe, ce côté rentre-dedans du blues que j'aime tant.

C'est le Wolf aussi, puissant, inspiré.

Philippe joue les yeux fermés, concentré à fond. L'exercice est périlleux sans doute. En plus, à jouer comme ça, on doit être en perpétuel déséquilibre, toujours sur le fil.

Mais les morceaux s'achèvent sans un temps mort, l'énergie omniprésente. Et il nous embarque avec lui. Tantôt acoustique, tantôt acoustique, mais toujours impressionnant de puissance et de rythme. Le blues dans toute sa gloire, servi en plus par une voix qui m'a vite fait oublier qu'il est français, tant l'accent est impeccable.

Bref un très très grand moment de blues qui sut être aussi très poignant sur quelques morceaux lents.

Pour le final, l'assistance réclamait Voodoo Child. Moi, je n'étais pas très emballée. Je n'aime pas Hendrix. Je trouve toujours les morceaux trop longs et un fatras de notes souvent ennuyeux.

Philippe s'exécute avec sa bonne humeur et sa gentillesse coutumière. Alors, un petit miracle se produit. Pour la première fois de ma vie, je trouve de l'intérêt au morceau. Me voilà conquise, définitivement. Je ne suis pas la seule !

Hein quoi ? Il est plus d'une heure du matin, moi qui m'étais excusée par avance de partir vers minuit, enfants obligent. Pas pu me décoller de mon siège jusqu'à la dernière note. Et là, ce n'est pas l'effet du jus de tomate...

J'allais oublier ... Un petit morceau à "la planche" dont j'ai oublié le nom scientifique, un bricolage maison d'une corde tendue sur un morceau de bois. Oui, retour aux racines du blues. Sauf.... que Philippe en joue avec des tourne-vis... OK, il y a le côté show mais c'était aussi rudement bien joué...

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2nd Congrès Mondial des Greenwoodiens:

Rolf Lott
à l'Art Puces Café

Quand Rolf Lott est arrivé sur la mailing-list LGDG@yahoogroupes.fr, on peut dire qu'il a réussi son entrée... Ses premiers mails déclenchèrent les plus beaux tirs groupés de poisson pourri de l'histoire de Greenwood! Mais comme, à Greenwood, tout finit autour d'une table et en musique, ce fut l'occasion de réunir pour la seconde fois une bonne partie des greenwoodiens à l'Art Puces Café (Paris) le 10 avril 2004, pour une soirée qui restera aussi mémorable que celle qui avait eu lieu au Blue Bayou (Lyon) en juin 2003 (voir LGDG n°53)

from "Blues Trotter" Jocelyn:
Pour cette soirée spéciale LGDG, j'arrive à l'Art Puces dès l'ouverture vers 17h et surprise, je ne suis pas le premier, Rolf Lott est déjà sur scène occupé à faire la balance (guitare et chant bien sûr et même piano !), Patrick Demathieu, Pascal Martin, Pierrot Mercier et Joel Bizon sont déjà présents eux aussi ! D'autres arrivent peu de temps après (Olivier, Jean Bakrim, Tof, René etc..) et c'est l'occasion pour certains de faire connaissance et de se lancer dans de grands débats (hein Joel ?), l'ambiance de la gazette quoi !
Patrick n'a rien raté de cet avant concert: Rolf n'était pas encore sur scène qu'il avait déjà dû faire une bonne cinquantaine de photos !
Le concert démarre dans un Art Puces encore un peu clairsemé, mais l'ambiance va monter progressivement grâce au talent de Rolf qui communique aussi beaucoup entre les morceaux. Il nous a fait un concert marathon d'environ 4h faisant preuve d'un énorme répertoire et d'une grosse culture, jouant dans différents styles, souvent aux doigts, parfois avec des onglets. Occuper la scène tout seul aussi longtemps n'était pas un exercice facile et il s'en est remarquablement bien tiré. Bien sûr, il a été rejoint sur scène par quelques Grenwoodiens, à commencer par le Révérend. Je me demandais ce que ce boeuf pouvait donner, compte tenu de la différence de style à priori entre ces deux musiciens. Le Révérend s'est parfaitement adapté au style de Rolf pour nous offrir un joli boeuf avec deux musiciens qui visiblement s'apprécient et se respectent: un bon moment même si certains ont regretté que le révérend n'en ait pas chanté une petite...
En habitué de l'Art Puces Café, Philippe "zydeco" Sauret est venu plusieurs fois préter main forte à Rolf avec son frottoir.
Ensuite, c'est Lefty Marco (guitare) et Pascal Martin (harmo) qui ont rejoint Rolf sur scène; malgré le côté très improvisé de ce genre de boeuf, on sentait une vrai complicité bien loin d'un quelconque esprit de compétition, l'esprit du blues quoi, de l'amitié et un plaisir vraiment communicatif: encore un bon moment !
On a cru ensuite piéger Rolf en lui réclamant un morceau sur la gazette de Greenwood et contre toute attente, il s'est immédiatement lancé, improvisant un "gazette de Greenwood blues" qui m'a vraiment scotché, là, j'ai trouvé ça vraiment très fort.
Pendant ce temps là, c'était la fête dans l'Art Puces et Lucky Jean Luc s'en donnait à coeur joie, accompagnant Rolf avec un oeuf (de Paques !)
A la pause, Marc en avait profité pour prendre le micro et donner le résultat de son concours SHC dont le grand gagnant était notre shérif Pierrot Mercier. Le prix était un cd de JB Lenoir, beau cadeau ! il a été gâté notre shérif.
Il était un peu plus tendu en fin de soirée au moment de rejoindre Rolf sur scène avec sa guitare et son bottleneck. Malgré un trac évident au départ, il s'est progréssivement laché pour un boeuf bien sympa.
On a regretté qu'Olivier n'ait pas suivi le bon exemple de Pierrot mais tant pis, ce sera pour la prochaine fois.
Au final, c'était une bien belle soirée. Merci Olivier d'avoir créer cette gazette et puis la prochaine fois, on espère voir Rolf avec son groupe New Chump Change.

from: Jo
Merci Jocelyn pour ton compte rendu de ce week end rempli de blues. Pour parler de ce 10 avril, je remercie le village, Olivier, Pierrot, René et tous les autres, de cette soirée si plaisante, si amicale. Sur scène un Rolf, tout en rythmes succulents, d'une grande finesse, d'une grande diversité. J'ai acquis le CD "alone at a hot summer night" en oubliant de lui demander un petit mot sur la pochette....sa musique ne m'a pas quitté dans les embouteillages de ce WE pascal, peu importe l'attente, j'étais entourée de sa musique écoutée en boucle avec remise du 3ème morceau "Good, good, good..."au moins ....une vingtaine de fois tellement j'étais bien dedans.

from: Oli
superbe soirée!
Une ambiance chaleureuse grâce à Rolf qui m'a cloué sur ma chaise (d'extase!). Il a mené le concert de main de maître, accueillant avec un plaisir non feint (en tout cas apparemment!) les autres musiciens venus pour quelques morceaux: le Révérend, Marco, Pascal, Pierrot (timide au début, mais comme d'hab il se lâche très vite ;-) ). Il y a bien eu un guitariste un peu... imbibé, mais ce sont les risques du boeuf!
Effectivement, c'était moins "boeuf entre amis" qu'à Lyon, mais le plaisir d'écouter un tel interprète (et conteur!) et celui de retrouver (voire trouver) les amis a été le même! La situation n'était pas la même: Rolf était sur scène alors qu'à Lyon tout le monde était autour de la table. Alors merci et bravo à Rolf!
Vraiment, une soirée comme je n'en avais pas connu depuis longtemps...
Bravo Rolf! Merci Jocelyn d'avoir organisé tout ça, et tu as raison: Jean-Mi (le "patron") est vraiment sympa, et la tartiflette délicieuse! (hein Lucky Jean-Luc?!)

from Lefty Marco:
Hier soir, pour rebondir sur ce que disent René et Oli, je dirai que j'ai passé une soirée des plus agréables en compagnie d'amis de qualité, aimant le musique, boire et les bonnes blagues (entre autres)... J'ai été très heureux de partager la scène avec Rolf qui a décidément beaucoup de talent pour jouer et chanter SEUL;faut le faire! Mais à trois avec Pascal M à l'harmo c'était vraiment très sympa. J'avais dit à Rolf "des standars, du 12 mesures sur mesure, hein Rolf?" Il a tenu partiellement parole, jusqu'à ce "I don't know" de Willie Mabon, que j'avais seulement entendu maintes fois (surtout la version James Cotton) mais jamais joué. Les boeufs, c'est souvent un peu casse-gueule! En tout cas j'ai vraiment pris mon pied, j'espère ne pas avoir cassé d'oreilles (on me le dit souvent :-( ...

from Le Réverend:
ah ca me tue quelle bonne soirée... enfin pouvoir mettre un visage sur des noms.. le hic et c'est toujours le problème c'est quand tu viens seul en caisse et que tu habites à 80 bornes de là.. le plus dur pour un Réverend porté sur le manche et le bon vin de messe c'est de rester à la limite de l'échelle sarkozienne.. avec un lefty marco qui me disait (tu prends un whysky ?) et d'autres comme Oli, Pierrot (tu prends une bière).. j'avoue j'ai fui pour ne pas ceder au péché..un zest de rock dans dust my broom et shake your moneymaker .. tartiflette blues .; have mercy !
Encore merci pour cette soirée (bisous à Jo) et surtout a Rolf.. à bientôt de vous voir mes amis .

les CDs de Rolf Lott sont chroniqués dans la Gazette de Greenwood n°57, Rubriqu'à Blues:
New Chump Change : Just Some Blues In St Just
Rolf Lott : Alone At A Hot Summer Night
(photos Pierrot Mercier)
Rolf Lott (photos Pierre Mercier) Rolf Lott (photos Pierre Mercier) Rolf Lott, Marc Loison (photos Pierre Mercier) Pascal Martin, Rolf Lott, Marc Loison (photos Pierre Mercier) Rolf Lott (photos Pierre Mercier) Rolf Lott (photos Pierre Mercier)

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Duke Robillard + Barakarock
- Chez Paulette - 27/02/04

date: 3 mars 2004
de: Ed Lombard <edouard.lombard@gazdefrance.com>

Nos amis les Barakarock avaient l'honneur d'ouvrir cette prestigieuse soirée. Et, comme à leur habitude, leur mélange de pêche, de bonne humeur et de Rock'n'Roll a encore fait mouche!

Les quatre larrons ne cessent de progresser et distillent avec moult énergie et savoir faire des standards de Blues et de Rock. Le répertoire oscille entre Tommy Castro et Lynyrd Skynyrd. Que du bon, quoi!

Comme lors de la dernière fête de la musique, ils ont été rejoints sur scène par le désormais "régional de l'étape", Tony Coleman, qui se colle aux fûts et va marteler de son talent Sweet Home Chicago. Barakarock et Tony Coleman ensemble, ça va devenir une habitude...

Barakarock, un groupe qui compte sur la scène lorraine. La preuve, ils devraient assurer au printemps la première partie de... Tommy Castro.

Joli coup réalisé par Gégé et Marcellin de Station Rock. En effet, Duke Robillard chez Paulette, c'est tout simplement la seule et unique date provinciale de ce génie de la six cordes. Félicitations, d'autant que tous les aficionados de guitare vénèrent le Duke et son talent multiple. Car ne pensez surtout pas que Duke Robillard est un guitariste de Blues en plus dans la cour archi-remplie des Guitar Heroes de la mort au solo qui tue!

Que nenni! Duke Robillard, d'abord, c'est la classe décontractée. Ensuite, il sait tout faire et tout jouer avec feeling et sensibilité. Des Blues, bien sur, des morceaux plus musclés, carrément rock (Real live wire), des titres swing aux accents très jazzy ou d'autres résolument manouche pendant les solos. Et, entre chaque morceau, une petite lampée de Cognac. Quand on vous dit qu'il a la classe! Bon sang!

Comble du fortiche, Duke débranche sa guitare et entame un blues lent (le juge de paix de chaque concert) où il n'est que chanteur. Il s'en sort à merveille dans cet exercice ô combien casse gueule.

Surtout, ne passons pas sous silence l'excellent groupe accompagnant de main de maître Monsieur Robillard avec ses duettistes Matt McCabe au piano (très très fort) et Doug James au saxo. Et pour les dernières chansons, devinez qui vient tenir les baguettes?

Le régional de l'étape, Tony Coleman, of course, qui improvisera un petit truc bien jazzy pour soutenir le Duke.

Enfin, le concert se termine par un excellent boogie à la John Lee Hooker avec Duke Robillard uniquement soutenu par son pianiste.

Une nouvelle fois, la grande classe a encore frappé.

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Ode à
Bluesy Train

date: 23 février 2004
de: René Malines <rene.malines@free.fr>
(photo Jocelyn Richez)

[...]

N'empêche, Bluesy Train comme 1er contact avec le blues, pour des mômes, ce serait génial !

Gérard Tartarini (photo Jocelyn Richez) Les textes de Gégé sont comme des reportages photos.

Je te jure, tu l'écoutes, tu vois la scène. Ou la Seine. Ou le Mississippi. Ou l'usine. Et le train.

Bluesy Train, c'est le film d'un chemin de fer qui mène de sa musique à ton coeur...et retour !

Gégé, c'est la locomotive d'un blues poétique à la française.

Et puis y'a sa voix, et sa générosité. Charles et Thomas, c'est en plus, en cadeau, pour la musique à Gégé, mais pour toi, d'abord....surtout....

Quand il chante le cauchemar d'un quotidien plus gris que la grisaille, Gégé, il t'en fait un rêve.

Dans son pire désespoir, y'a un formidable espoir.

Gégé, quand il te donne sa musique et ses textes, c'est comme un gosse qui t'offre son plus beau dessin, son plus beau jouet.

C'est pour te dire qu'il t'aime.

Et toi, tu l'aimes en retour, parce que tu peux pas faire autrement.

Bluesy Train, c'est plus que de la musique, c'est de l'amour à l'état pur.

Normal, Gégé, c'est un pur.

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JB Boogie
à l'Art Puces Café

date: 12 janvier 2004
de: Rene "Renard" Malines <rene.malines@free.fr>

Surpris et ravi d'avoir vu la Normandie débarquer (ah, le débarquement de Normandie, on n'a pas fini d'en parler ;) en force hier à l'Art Puces. Manquait plus que le Marc, Spoonful et 3 ou 4 Hoodoomen, ç'eut été complet. Mais c'était complet ! On y a même vu le Tof, qu'on croyait pourtant définitivement perdu entre un (jeu de) rôle à l'issue néfaste, un boulot exigeant et un webmastering des BottleNets qui ne lui laisse que peu de répit.

Apparemment, pas mal de monde voulait (re)découvrir ce fameux JB Boogie ! Et on n'a pas été déçus !

Julien et Tony sont des musiciens hors pair (TOUS les solos de Tony ont été applaudis, c'est rare dans un bar !) tous deux sont d'une grande dextérité et pétris de feeling, Julien a 2 mains droites (c) Zyde Phil ;) et Tony a une imagination, une invention qui semble sans limite ! Attention Pascal (Fouquet, qui d'autre ? ;), la concurrence se fait pressante, là ! ;) Fabrice, le batteur dont je n'ai malheureusement pas retenu le nom de famille, m'a étonné aussi : ce jeune homme maîtrise tant de styles, y compris le jazz, dans lequel les 2 solistes étaient d'ailleurs parfaitement à l'aise.

Quant à Thibaut Chopin, rien à dire : engagé au pied levé, à la contrebasse dont il n'avait pas joué depuis un moment, on aurait dit qu'il avait joué avec JB Boogie depuis des mois....comme dans toutes les formations dans lesquelles il apparaît, quel que soit l'instrument dont il joue. Thibaut Chopin ? Un phénomène...discret (enfin, il a quand même pris quelques beaux soli), certes, mais un phénomène quand même !

Même Papy Blues a été bon hier, alors que le fait de s'inviter systématiquement à l'Art Puces est parfois pénible, quand il est bien imbibé et franchement à côté de la plaque (le plus souvent, malheureusement). Bon, même relativement à jeun, le scat, faut qu'il arrête, c'est définitivement pas son truc. Mais hier, il m'a étonné. Ce type, à l'allure très proche de l'épave de bar, s'est révélé un excellent chanteur de blues. Seul un doute subsiste : était-ce de l'anglais noyé dans le 12° ou bien du vrai yaourt bien de chez nous avec de vrais morceaux de n'importe quoi dedans ? Qu'importe, l'émotion, elle, était bien présente.

Seul Amar m'a semblé vraiment à côté. Non qu'il ait mal joué, mais son jeu de guitare ne se mariait pas bien à ce que faisait le band. Par contre, au chant, il était très bien.

Et puisqu'on parle de mariage, franchement, JB Boogie et l'Art Puces, quelle belle histoire !

Par contre, là, je m'assois devant : chers amis photographes, quand vous avez pris 12 000 photos des mêmes au même endroit le même jour dans les mêmes attitudes, est-il vraiment nécessaire de continuer à les mitrailler, ou bien est-ce seulement pour le plaisir d'empêcher les autres de les voir en faisant un rempart de vos corps (auxquels nous avons préféré ceux de quelques demoiselles bien plus séduisantes que vous, vieux machins ;) ? Ou bien voulez-vous l'exclusivité de leur image, y compris auprès des présents ? Allez les gars, une passion, ça se partage !




date: 12 janvier 2004
de: Jocelyn "Bluestrotter" Richez <jrichez@noos.fr>

Bon, je vais en rajouter une couche, vraiment, je me suis bien éclaté hier à l'Art Puces Café. Vous le savez, j'adore l'endroit, la déco, l'ambiance, la programmation en général. J'y suis très souvent et je ne suis que rarement déçu.

Hier, JB Boogie, c'était excellent, épatant (et je pèse mes mots), il y avait un super groupe sur scène, plein de potes dans la salle, de la bonne charcuterie dans l'assiette, le bonheur quoi !

Julien Brunetaud a commencé au piano solo, rejoint un peu plus tard par le groupe dans lequel Thibaut Chopin remplaçait au pied levé et de main de maitre Jeff Vincendeau à la contrebasse. Si on ne le savait pas, on pourrait croire qu'il joue avec eux depuis des années ! Thibaut, c'est le genre de gars énervant, il sait tout faire et bien !!!

Et que dire des autres, de Julien bien sûr, infatigable (si Jean Mi ne l'avait pas arrêté, il était parti pour jouer 4 heures d'affilée..), d'Anthony aussi, qui n'en finit pas de progresser, dont chaque solo hier était une merveille, sans oublier Fabrice à la batterie ! Je ne vais pas multiplier les superlatifs, mais franchement, de Julien à Tony en passant par Thibaut et Fabrice, ce sont des cadors !

Ensuite, il y a eu des bœufs (c'est ça aussi l'Art Puces) avec Amar Sundy et papy blues.

Et puis, il ne faut pas non plus oublier les concerts du samedi; Ah, quel week-end!!! Et décidément, comme le blues français se porte bien !

Samedi, à l'Art Puces Cafe, il y avait le trio Malek / Stan /Antoine qui s'est d'ailleurs trouvé un nom de groupe (Timpany three), c'est un peu le Little Big Band en formation réduite, avec quasiment le même répertoire (évidemment basé essentiellement sur les morceaux de Louis Jordan) mais des interprétations différentes, plus intimistes, avec un Stan Noubard Pacha éblouissant à la guitare... Bref, j'adore !

Mais je ne suis pas resté jusqu'à la fin (je suis quand même resté de 18h à 20 h), pour aller à l'Odéon, à Tremblay. Là, deux concerts, d'abord Stincky Lou & the Goon Mat, le delta blues, du boogie qui donne envie de bouger, du blues, du vrai, rustique, brut, crade comme dans le delta.

Et puis l'événement, c'était le concert de .. Bluesin' Machine, annoncé comme le dernier du groupe. En fait, le groupe est déjà mort, tous les musiciens autour de Mathias ont changé, le répertoire a été complètement renouvelé, le style a, lui aussi, évolué. Alors, plutôt que de parler d'un enterrement, je préfère parler de la naissance d'un nouveau groupe, d'un super groupe, très international avec Slippy Vince à la contrebasse, Jan Boekaerts au sax, Franck Coumans à la batterie et un pianiste allemand que je découvrais et qui a même chanté un titre (Build For Confort, qui lui correspondait bien). Pour ceux qui ne le sauraient pas, Jan Boekaerts et Franck Coumans jouent dans deux super formations belges, Tee et Harmony Two Tones. Excellent concert ! J'espère que ce groupe en donnera d'autres ailleurs, et ne restera pas un "all stars" d'un soir.

Après le concert, Mathias a essayé toutes les guitares bidon de Philippe Renault, l'occasion pour moi de faire quelques belles photos. Et là encore, j'ai passé une super soirée, j'ai beaucoup discuté, et j'ai eu du mal à partir, ne rentrant qu'à 3h du mat.

Vraiment, quel bon week-end !

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Dawn Tyler Watson
au James Café

date: 5 mai 2004
de: Philippe Espeil <agendablues_@free.fr>

Dawn
Tyler WATSON C'est un dimanche que le James Café a eu le courage d'organiser un concert proposant à l'affiche Dawn Tyler Watson accompagnée par les musiciens du groupe Mudzilla. Il faut croire que la participation aux élections régionales a détourné la motivation du public à aller assister à ce concert car la salle était malheureusement clairsemée. Quelle dommage de rater un tel événement !
 
Le groupe Mudzilla a lancé la soirée en jouant deux titres permettant de mettre en valeur le talent de chanteur et pianiste de Vincent Pollet-Villard. Dès les premiers titres, il était évident que ce groupe était d'un niveau bien plus qu'honorable. Nicolas Estor à la batterie, Nicolas Domenech à la basse, Anthony Stelmaszack à la guitare; des noms déjà connus et garants d'une expérience certaine. A revoir de toute urgence dans leur formation personnelle. Puis Dawn Tyler est entrée en scène. Jouissant d'une forte présence, due entre autre à son charme, à sa vitalité, elle n'eut pas son pareil pour entraîner le public. Ainsi, malgré la faible affluence, l'ambiance de cette soirée fut vraiment sympathique.
Dotée d'une belle voix, Dawn voyage d'un titre à l'autre en mêlant jazz, blues, soul, funk, et réalise tout avec talent. Son répertoire composé de beaucoup de reprises est cependant très personnel dans son interprétation. Sa version de "Born Under A Bad Sign" en est un exemple flagrant.
Ses accompagnateurs ont eux aussi participé à la réussite de cette soirée. Notamment Anthony à la Télécaster qui s'est montré comme souvent, attentif, concentré, presque trop "studieux", mais il suffit d'un morceau tel que "Kansas City" sur lequel il prend le temps de se lâcher lors d'un long solo qui fut magnifique. Anthony est vraiment un formidable guitariste.
Le rappel a vu un chanteur supplémentaire en la personne d'un membre de Métis Jazz, une formation locale de gospel, l'occasion pour Dawn Tyler de chanter en duo quelques extraits de standards gospel.

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Couleurs Blues:

Hound Dog Taylor

Hound Dog Taylor

Hound Dog Taylor
par Alan Kinsey

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visitez la galerie d'Alan Kinsey: www.galerie-carincotte.com

écrire à Alan Kinsey: Al55kinsey@aol.com

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