n°58 (juin 2004)
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Tome 1
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Tome 2
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date: 19 mars 2004
A VAULX JAZZ 2004
Da' Blues Will Never Die !
de: Philippe Pretet <Philpretet@aol.com>
(photos de l'auteur)
Le Centre Culturel Charlie Chaplin à Vaulx-en-Velin, dans la banlieue lyonnaise, accueille tous les ans la " soirée blues " au sein de la traditionnelle semaine dédiée au jazz. C'est une formule qui rassemble les suffrages, puisque le public connaisseur répond toujours présent, grâce à une affiche dont la qualité ne se dément jamais. En 2004, l'accent a été donné au Chicago Blues moderne avec Willie Kent and His Gents accompagné de la chanteuse Pat Scott, ainsi qu'à la soul blues mâtinée de funky qui consacre le son d'une nouvelle génération chicagoane avec Big James and the Chicago Playboys.
En 1995, Willie Kent, bassiste vétéran du Chicago Blues (né en 1936), titulaire de 5 récompenses de meilleur instrumentiste aux WC Handy Awards, avait déjà foulé les planches du centre culturel Charlie Chaplin, laissant au public médusé une excellente impression.
Neuf ans plus tard, sa voix sobre et rocailleuse, dépouillée, sans effets recherchés, traduit toujours l'émotion intense et intacte de son blues. Le Blues de Willie Kent, celui qu'il a joué notamment pendant les seventies comme leader maison pour la clientèle noire du " Ma Bea's " dans le West Side, est tout à la fois sombre, rugueux, puissant et empreint d'une souffrance intérieure impressionnante, qu'un large sourire vient épanouir subrepticement…
Le set a débuté par une démonstration convaincante du jeune guitariste Haguy F. King au timbre de voix suave, qui confirme qu'il a avantageusement assimilé les plans d'Albert Collins et d'Albert King pour savoir prendre des soli étincelants et distiller un phrasé limpide et incisif comme sur Sittin' Here Thinkin'. On l'avait découvert prometteur sur l'album auto-production de Willie Kent Comin' alive! (Blue Chicago BC 5006).
Ken Barker, claviériste chicagoan a, quant à lui, enthousiasmé l'auditoire avec son toucher fin et aérien à l'orgue Hammond B3 sur lequel, nous a confié Didier Tricard, propriétaire du label Isabel Records, avait sévi Jimmie Smith il y a une vingtaine d'années, pour les débuts du festival de Vaulx. Aux fûts, Dave Jefferson, habitué des sessions du Chicago Blues du West Side, est toujours aussi métronomique. A la guitare rythmique, le vieux compagnon de route Jacob Dawson, qui pige avec John Primer notamment, délivre un set impeccable avec sa Gibson demi-caisse modèle 1959 au son jazzy et soyeux.
Pat Scott, peu connue en France, est une des nombreuses chanteuses de la scène de Chicago. Née en 1949, elle commence à chanter dès l'age de 3 ans. Adolescente, elle fait la connaissance de Buddy Scott qui deviendra son mari. Alors qu'elle le suit sur ses tournées, elle rencontre Junior Wells, Buddy Guy avec qui elle va travailler pendant un moment. Elle partagera même l'affiche avec Etta James et Tina Turner. Mais sous l'influence de son mari, elle va arrêter la musique. Pendant presque 20 ans Pat Scott ne montera plus sur scène. Elle attendra la mort de Buddy Scott pour recommencer à chanter et travailler entre autre avec Willie Kent.
Sa venue à Vaulx-en-Velin était donc une première attendue. Une voix puissante et colorée et une présence scénique charismatique ont soulevé un tonnerre d'applaudissements sur des reprises telles que Mustang Sally et un répertoire personnel inédit.
La musique de Big James est composée d'ingrédients qui se complètent pour donner une sauce onctueuse, goûteuse et magique ! Prenez un fond de blues, une pincée de soul, un zeste de funky. Agitez vigoureusement et consommez sans modération !
Né dans le Mississipi, James Montgomery découvre le blues à l'adolescence dans un club de Chicago où il écoute des musiciens comme Billy Branch. Il fait ses premières armes dans ce même club où il est rapidement convié à jouer sur scène avec les groupes présents.
A 19 ans, le jeune tromboniste rejoint le célèbre orchestre de Little Milton (dont on a déjà pu apprécier la prestation à Vaulx-en-Velin en 1997), avec lequel il joue pendant deux ans. Il continue sa carrière dans le non moins célèbre Albert King's Blues Band.
Mais c'est la rencontre avec Johnny Christian qui sera déterminante pour James Montgomery. "Il a eu une influence majeure sur moi et je lui en serai toujours reconnaissant". Il restera avec lui jusqu'à sa mort en 1998.
En 1990, il fait la connaissance de Charles Kimble dans l'orchestre de Johnny Christian. Les deux hommes ne se quittent plus et créent les fondations du groupe Chicago Playboys. Ils feront partie des back bands réguliers de plusieurs stars du blues comme Otis Rush, Bo Diddley et Koko Taylor.
Ils rejoignent ensuite le Buddy Guy Blues Band pour une tournée mondiale. Big James partagera aussi la scène avec des musiciens comme Eric Clapton, George Clinton, Public Announcement ou encore Larry Coryell.
Mais Big James est de plus en plus convaincu qu'il doit devenir leader pour pouvoir jouer sa propre musique. Sa rencontre avec Little Milton l'aura convaincu que le blues est le fond de sa musique (et de toute musique !) et que la soul et le funk sont aussi nécessaires à son expression musicale.
C'est ainsi qu'en 1998, il produit pour le label Jamot son premier opus, Funky Blues, où il présente une première mouture des Chicago Playboys. C'est en 2001 qu'il réalise son deuxième album (toujours pour Jamot ) : If it wasn't the Blues.
Le groupe définitif est alors constitué. Big James concrétise une carrière exemplaire avec son troisième album pour Jamot, Blues Power (2003), distribué par le label Isabel Records ( Night & Day IS 640301), présentant une formation extraordinairement soudée dont Buddy Guy dira : "Big James & the Chicago Playboys est un des meilleurs groupes de ces dernières années".
A Vaulx, Big James a repris plusieurs des titres de ses différents albums pour terminer tard dans la nuit une soirée qui avait débuté aux accents bluesy et qui s'est finie au son d'une nouvelle génération. Sur le tatouage du bras droit de Big James, on peut lire : "Da' Blues Will Never Die" A méditer…
Ndlr : remerciements à toute l'équipe du festival pour leur accueil chaleureux, en particulier à MM. Thierry Serrano et à Bernard Fontaine.
Le festival blues de Salaise-Sur-Sanne cette année 2004 a, comme
l'an passé, scindé son
programme avec un vendredi plus rock et un samedi plus blues. Ce
vendredi soir 3 avril, c'est donc Awek qui
ouvrait pour Peter NATHANSON, lui-même suivi de Nine
Below
Zero.
Awek, ce ne sont
pas des inconnus car ils sont souvent de
passage dans la région (on aimerait que ce le
soit encore plus souvent) à l'
Eden Rock, au
James
Café ou encore au TSF. Cependant, cette
soirée était l'occasion d'entendre sur scène les
morceaux qui composent leur dernier album
"Messin' With The Blues". L'album étant très
bon, le concert promettait de l'être
également.
Awek a tenu ses promesses. Le répertoire était presque
entièrement constitué des
titres de "Messin'" étoffé par d'autres du
précédent "Barber
Shop" avec "Flamenco Woman" et "Work".
Bernard Sellam à la guitare s'est montré à
la
hauteur de sa réputation et nous a
gratifié de mimiques des plus amusantes. La scène est
grande mais Joël Ferron, qui tenait la basse,
occupait bien l'espace. La basse balançait à souhait,
sûre, efficace. Quant à Olivier
Trebel, loin au fond de la scène, derrière sa
batterie, il
a pu jouer sans retenue.
Leur blues, proche du rock, mais revenu à une teinte plus blues
récemment (alors que nombre d'autres
font le contraire) est la musique qui semble leur convenir le mieux. Ils
avaient l'air vraiment soudés,
l'expérience et les galères quotidiennes n'y sont
sûrement pas pour rien, et l'arrivée
de Youssef Remadna ne fit que confirmer l'amitié et la
complicité qui règne entre ces musiciens.
Cet excellent harmoniciste qu'est Youssef nous a fait l'honneur de sa
présence aux côtés de ses
amis toulousains. L'apport de l'harmonica sur les titres de Awek est
tout à fait important et leur apporte
une dimension supplémentaire. Mais Youssef chante aussi
très bien et ce fut vraiment un plaisir de
l'entendre.
Un autre harmoniciste, Michel du groupe grenoblois Out Of Blues, est
également venu sur scène,
....soutenu par des béquilles !
La première partie fut donc d'un haut niveau et lança
brillamment la soirée.
Ensuite Peter
Nathanson
fit son entrée. Le crâne sous un foulard et sa
dégaine lui donnait des
allures de biker. Sur la scène, quatre guitares sur leur
trépied, une petite collection au service
de Peter. Peter est également souvent sur la région (et
fera d'ailleurs le prochain festival de
Sathonay avec Awek, en première partie de Bernard Allison) et
était passé récemment
au James Café.
Ici, bénéficiant d'une scène plus grande, avec des
moyens sonores plus dimensionnés,
et aussi d'un public plus important, son jeu fut sensiblement
différent. D'apparence plus concentré,
Peter, caché derrière des lunettes de soleil, m'a
semblé moins communiquant avec le public.
Sa maîtrise technique et son habitude des scènes lui
permettait pourtant d'être à l'aise.
Résolument plus rock qu'au James Café, sa prestation fit
tout de même bonne impression et
conquit le public qui, il faut bien le reconnaître, était
sans doute venu en majorité pour
la tête d'affiche, les Nine Below Zero, et n'était donc pas
aussi sensible aux notes bleues que
pourraient l'être l'audience d'un petit club. Peter a su
s'adapter.
Nine Below
Zero
donc, traversant les années, était visiblement grandement
attendu. Déjà
l'an passé, les Pretty Things était la vedette de la
première nuit du festival, donnant une
tendance plutôt rock à l'ouverture du festival (mais John
Henry s'était alors affirmé
comme la révélation du festival et avait
créé un grand moment de blues).
Cette année encore, c'est une tendance plutôt british blues
et blues-rock qui s'est confirmée.
Fort de leur aura auprès du public, les Nine Below Zero ont
montré un talent tout particulier
à emporter leur public. Le gros son, le jeu de scène, la
présence des musiciens et leur
façon désinvolte de toujours donner l'impression de
s'amuser malgré leur âge fut
séduisante. Il y a en eux encore un petit grain de folie issu de
cette époque, une attitude un
peu frondeuse qui fait partie de leur identité.
Le guitariste Dennis Greave balance des riffs , le bassiste
Gerry
McAvoy ne lasse pas la galerie par ses mimiques
et son jeu de scène, et surtout l'harmoniciste Mark
Feltham fit du
grand art. Il fut d'ailleurs seul lors
d'une grande partie instrumentale et exécuta un des meilleurs
moments de cette soirée.
Bref, un concert à la hauteur de leur renommée fut
donné, avec des musiciens très
professionnels.
La deuxième nuit devait débuter tout aussi bien que la
veille avec à nouveau un groupe
français en la personne des Bluetones. Moins connus que les
précédents Awek, les Bluetones
n'ont sorti pour l'instant qu'un seul album "From B. To Mr J."
mais qui a fait l'unanimité
auprès des médias du blues en France. Leur
révélation s'est faite au Tremplin Blues
Sur Seine en 2002 et depuis ils ne font que confirmer leur position de
grand groupe émergeant.
Christophe Becker à la guitare et au chant, en tant que
leader du
groupe se met en avant et on ne pourrait
imaginer qu'il en soit autrement tant il a les trucs pour attirer
l'attention du public, les grimaces, le jeu de
scène, le chant, étant une panoplie de ficelles dont il
use à profusion.
Ses acolytes à la basse et à l'harmonica, respectivement
Luc Mulot et Thomas Troussier, ne sont pas
de reste mais tout de même dans une moindre mesure. Thomas
n'hésite pas à prendre de très
bons solos, inspirés, convaincants.
Clairement, ce groupe enflamme la scène, fait d'un concert un
véritable spectacle où il est
impossible de s'ennuyer. La maîtrise instrumentale de Christophe
et Thomas est remarquable. Le
répertoire, à l'exception de l'introduction de T-Bone
Walker, fut exclusivement construits autour
de compositions de Christophe, prouvant ainsi qu'en 2004 on peut encore
faire du blues, ou du jump, ou du rock
50's de qualité, en France, et à la portée de
toutes les oreilles.
Puis le concert suivant commença tout doucement, appelant par
quelques notes de guitare les personnes
encore accoudées à la buvette pendant l'entracte. C'est
Patrice Boudot-Lamot, seul en scène,
qui interprétait un de ses morceaux à la guitare
électrique, "Maman Pourquoi".
Difficile exercice pour lui que d'être sur cette grande
scène après ce que les Bluetones ont
pu nous donner. Cependant, le jeu est excellent. L'attaque franche, un
brin agressive, est étonnante pour
un guitariste qui joue aux doigts. Le jeu en picking est d'une aisance
renversante.
Patrice est lui aussi lauréat du Tremplin Blues Sur Seine (qui
est en passe de devenir une institution
pour ce qui est de faire connaître les nouveaux groupes
Français) et avait remporté en 2001
le prix Fondation de la Poste récompensant le meilleur
interprète en Français. Là,
on comprend pourquoi. D'autant plus que les textes sont en
Français donc et bien écrits. Encore un
"Vieux Blues En Mi" avant d'accueillir le reste du groupe,
Blues
Conspiracy.
Cette formation montée récemment compte parmi elle une
sélection de musiciens connus. Outre
Patrice, on y retrouve Stan Noubard-Pacha à la guitare,
Larry
Crockett à la batterie, un bassiste
dont j'ai oublié le nom, et
Nico Wayne
Toussaint
à l'harmonica. Le leader à ce moment
là est Nico qui, excellent technicien, a surtout une grande
capacité à communiquer avec le
public. Sa présence sur scène est explosive,
débordante d'énergie. Il sait
également manier des instants plus intimes avec, ce
soir-là, un morceau dont il a joué la
longue partie instrumentale près des spectateurs, en descendant
quelques marches dans la fosse.
Stan Noubard-Pacha fut lui aussi étonnant, nous gratifiant de
quelques soli particulièrement bien
ficelés, habité rapidement d'un bon feeling. les musiciens
étaient assez soudés et
à l'écoute de Nico, et ce fut sans doute la partie la plus
réussie de ce concert.
En effet, l'entrée suivante de Alain Rivet, manager
à ses
heures mais surtout chanteur sur cette
troisième partie de concert, devait donner une autre couleur au
set de Blues Conspiracy. Dotée d'une
grosse et forte voix, Alain a interprété des titres
Chicago ou tendant vers la soul. Mais la
mayonnaise a tout de même eu du mal prendre. Alain Rivet semble
à l'aise au micro mais m'a donné
l'impression de manquer de naturel. Prestation peu convaincante à
mon goût, j'ai également
été étonné du flottement qu'il pouvait
parfois y avoir entre les musiciens. Alors
qu'ils avaient été brillants quelques minutes plus
tôt, le spectacle devenait moins
intéressant. Doit-on mettre cela sur l'absence de Nico pour cette
partie ou bien du manque de rodage du
répertoire ? Pourtant, un album des Blues Conspiracy est
déjà en vente, on peut donc
imaginer qu'il a été répété et
joué maintes fois.
Le plus dur pour moi est que ce sentiment de malaise s'est
confirmé avec l'arrivée de la vedette (?)
du groupe, Neal Black, un guitariste texan ayant adopté la
France
pour poursuivre sa carrière. Sous
la houlette d'Alain Rivet, Neal Black tourne assez souvent dans nos
contrées et s'impose dans le style
blues-rock comme une personnalité et un des meilleurs
représentant actuel de ce courant. Le son
sursaturé de sa guitare fut effectivement la marque de fabrique
de ce guitariste. Alliant maîtrise
et dextérité, je l'ai cependant trouvé trop rock et
peu impliqué dans
l'interprétation des titres, ce qui est peut-être
lié au tempérament du personnage
que d'afficher ainsi un air détaché. Toujours est-il que
la présence de trois guitares sur
scène était apparemment trop importante. Stan,
sous-employé, se contentait de la rythmique,
Patrice cherchait une piste, du regard, vers Stan. Le moment de
flottement ressenti plus tôt se faisait
pesant.
Le contraste fut encore plus saisissant lorsque Nico Wayne Toussaint est
revenu sur scène. Alors que son
jeu était précédemment flamboyant et avait
boosté le set de Blues Conspiracy,
là il ne devenait qu'un musicien de plus, accompagnateur de
surcroît, sans les moyens de
réchauffer tout ce beau monde.
Au bout du compte, hormis la prestation de Nico, j'ai eu l'impression
d'assister à un mix d'excellents
instrumentistes avec de fortes et intéressantes
individualités mais gérant mal l'exposition
qu'il était fait de leurs talents.
Enfin, le tant attendu Bryan Lee,
guitariste de New-Orleans atteint de cécité depuis
l'enfance, fit
son entrée, et devait être en toute logique le "moment
blues" du festival. Accompagné
d'un batteur, d'un bassiste et d'un guitariste, l'homme empoignait sa
Télécaster et, tantôt
debout tantôt assis, nous assénait des petites phrases
saignantes. Sous son chapeau, derrière
les lunettes noires et la barbichette blanche volontaire, Bryan Lee a
joué des blues très
électriques, dans un style assez Chicago 70-80. Du coup, je n'ai
pas trouvé dans son jeu de couleur
louisianaise, peut-être parce qu'il a surtout vécu de
longues années dans le nord des
Etats-Unis. Il le clame, son mentor est Freddie King et il se doit de
lui rendre hommage, c'est ce que l'on
retrouve dans son jeu. La diction très hachée donne un
drôle d'effet à un chant
somme toute moyen.
Dans ce spectacle, son second guitariste, Brent Johnson, s'est
montré particulièrement mis en
valeur. Il est jeune, il en a sans doute besoin, et c'est tant mieux
pour lui car il a d'étonnantes
capacités. Son jeu est encore trop fougueux et mériterait
d'être réfréné
pour qu'il puisse y mettre un peu plus d'émotion et que
l'auditeur puisse l'apprécier à sa
juste valeur. Mais comme je l'ai déjà dit, il est jeune. A
n'en pas douter, il saura tracer son
chemin et faire parler de lui dans les années à venir.
Mais tout ça nous faisait donc un spectacle pas aussi blues
qu'espéré. De blues, il n'y
avait rien à attendre du bassiste, le look amérindien
contemporain aux longs cheveux, qui faisait
le show. Sa présence sur scène dynamisait un concert
où les musiciens, lui mis à
part, étaient statiques.
Je fus donc déçu par ceux qui promettaient de nous donner du
grand spectacle, cette édition du Festival Blues de Salaise fut cependant un excellent bon point pour ceux qui sont relégués (on se demande de plus en plus pourquoi) à faire des
premières parties. Ces petits "frenchies" m'étonnent de mois en mois d'avantage par leurs capacités à créer un répertoire respectueux du blues
"historique", doublé d'une démarche artistique, avec des compositions de qualité, mais également doués pour enthousiasmer une salle et la combler. Il faut souligner là l'encouragement que propose la Commission Culturelle de Salaise-Sur-Sanne qui organise ce festival et leur donne ainsi l'occasion de se faire connaître du plus grand nombre, d'un public pas forcément acquis à leur cause, pour enfin transformer l'essai en coup gagnant.
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